Après avoir voulu éviter ce type d’article à tout prix, surtout parce qu’on est en plein coeur brûlant de la saison cinématographique et que chaque film (ou presque) mérite un développement (que je n’ai plus fait depuis bien trop longtemps d’ailleurs), je dois me résoudre à ça. Et ça me détruit les doigts de devoir m’y abaisser. Voici donc quelques lignes réduites sur les films que j’ai vus… en novembre-décembre.
Up In The Air - J’en parlerai dans un autre article, mais il s’agit là peut-être du futur vainqueur de l’Oscar du Meilleur Film. Un film qui pourtant, à première vue, n’a rien d’extraordinaire, tout comme Michael Clayton en son temps, par exemple. Et comme pour Michael Clayton, on est en droit de se demander comment Up In The Air peut avoir l’étoffe d’un film oscarisable pour la plus prestigieuse des statuettes… Symbole de la séparation qui existe parfois entre critiques et public. Pourtant, je reste très positif, j’ai beaucoup aimé ce film, vraiment! Tu t’identifies très facilement, les seconds-rôles féminins sont d’une efficacité très stylisée (Vera Farmiga et Anna Kendrick seront nominées à l’Oscar, prenez-moi au mot), George Clooney parfait dans son rôle (mais arrêtez de le porter aux nues: il fait un excellent boulot, mais son rôle n’a pas évolué depuis le début de sa carrière), une super bande-originale, et surtout, peut-être le scénario de l’année! Magnifiquement bien écrit, c’est lui qui donne le rythme si charmant d’Up In The Air. Très bon film, mais vraiment pas celui qu’on peut considérer comme notre favori.
Brothers – L’élément attractif principal de ce film c’est évidemment son cast: les excellents Jake Gyllenhaal, Natalie Portman, et Tobey Maguire. J’attendais pas mal de ce film, mais quand on sort de la salle on ne peut s’empêcher d’être déçu… Malheureusement rien d’extraordinaire à retenir, mis à part un Tobey Maguire comme vous ne l’avez jamais vu (muhahaha je l’ai « vu » moi, il y a 3 mois! ^^), et qui détient la performance de sa carrière, fabuleux. Peut-être une nomination à la clé. Ce qui faisait la particularité de ce film de guerre, c’est qu’il traitait de l’aspect psychologique de celle-ci, et ce sans jamais montrer d’image de guerre, justement. Mais on ne va jamais jusqu’au bout, c’est bien trop pauvre comme développement, et l’émotion recherchée dans chaque plan plombe l’effet. La seule partie du film digne d’être analysée est la superbe dernière partie, tellement intense…
Avatar - A la sortie, j’aurais dû me lancer dans l’écriture d’un article, car j’étais prêt à écrire un roman. Evidemment le grand événement de cette année (de ces dernières années?), lancement en fanfare, développement sur 12 ans, technologie révolutionnaire, et chiffres ahurissants. Ce film-hybride, à deux doigts de devenir le plus grand film de tous les temps (en termes de recettes), est certainement, et je presse mes mots, la plus grande expérience cinématographique qu’il nous ait jamais été donné de voir. J’ai été bluffé! Trois heures d’extase, et en 3D! Mais je ne peux pas oublier de me placer du point de vue de l’acteur, et de déplorer l’avenir du cinéma, technologisé – Avatar est composé de 100% de fonds verts, et 80% d’images de synthèse. Une longue critique aurait sa place ici. Pour régler le tout, il faut souligner que les chiffres et faits ne doivent pas tromper: il ne s’agit là absolument pas du meilleur film
de tous les temps, et l’extraordinaire voyage des yeux ne doit pas faire oublier un scénario et un fond extrêmement faible, malgré les efforts du technologique James Cameron. Un grand mix de déjà-vu, entre Jurassic Park et Pocahontas, qui a quand même le mérite d’approcher plusieurs sujets brûlants.
This Is It – Pour ceux qui aiment la musique du King Of Pop, un petit moment de plaisir. Le pire c’est qu’il avait pas l’air si mal en point que ça (même si, ok, jamais on ne nous l’aurait montré en légume), et que ce fou génie est toujours aussi excellent chanteur que danseur! J’aime j’aime j’aime.
The Lovely Bones - Le gros flop/déception de l’année, incroyable! Le grand nouveau projet de Peter Jackson, duquel on attendait tellement, a pris l’eau. Et c’est bien dommage, tellement l’adaptation de ce livre était attendue! Un film assez détestable je trouve, dans
le sens où il veut nous faire croire qu’il est ce qu’il n’est pas. Un mélange entre le fantastique et le réel qui ne marche vraiment pas, une durée beaucoup trop longue qui crée de grands moments inutiles d’ennui, même le scénario ne fait pas honneur à un roman qui est apparemment magnifique! Disons que j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose, des liens ou des symboles, c’est très confus… mais involontairement confus. Mal construit. Les mauvaises critiques l’éradiquent de la liste des Oscars sur laquelle il semblait pourtant si présent. Il ne faut pas pour autant en faire un déchet à jeter, puisque les points positifs résident en la cinématographie assez belle (presque trop), une bande-originale parmi les meilleures de l’année, et
un Stanley Tucci qu’il faudra bien finir par récompenser un jour, tellement il nous montre des choses excellentes! Le grand méchant de l’année ^^
The September Issue – Un documentaire hyper excitant plongé au coeur du monde de Vogue, pour décortiquer la pas si affreuse que ça Anna Wintour! Très prenant, vraiment chouette. Comme un reportage de Capital ou Secret d’Actualité sur M6 haha!
A Crazy Heart – La seule raison (très pertinente) pour laquelle je suis allé voir (en projection gratuite haha!) ce petit film indépendant qui ne paraît pas très attractif, c’est pour son acteur principal, Jeff Bridges, qui, à ce stade-là de la compétition, a de très fortes chances de remporter la statuette du Meilleur Acteur. Il est très bon, oui, j’ai pas forcément envie d’en faire le meilleur acteur de l’année, et je pense que c’est parce que le film dans son ensemble ne crée pas une ambiance très excitante… On ne garde pas grand chose en tête! A part la sublime et encore pas assez reconnue Maggie Gyllenhaal.
Ice Age 3 – Haha vu dans l’avion, il est temps d’arrêter la franchise!
Public Enemies – Je comprends les réticences des gens vis-à-vis de ce film longuet et pas aussi excitant qu’il
aurait pu l’être – problème de scénario! Malgré tout, il vaut le détour pour ses acteurs, et en première ligne le toujours génial Johnny Depp, et notre merveille Marion Cotillard, pour son premier rôle dans un film américain… Elle a beaucoup plu au critiques, tout comme dans Nine, et c’est un excellent signe! Même si cette double réussite risque de tuer ses chances aux Oscars…
Where The Wild Things Are – Un film qui a suscité
beaucoup d’intérêt à sa sortie, surtout dû au fait qu’il s’agit de la première adaptation de l’un des chefs-d’oeuvre de la littérature pour enfants (qui date de 1963). Pas mal de discussions à son sujet, critiques divisées! J’ai beaucoup aimé, mais j’aurais pu encore plus aimer lol… Une très belle façon de représenter l’imaginaire de l’enfance tout en restant dans une sorte de réalité, beaucoup d’éléments qui portent un sens, c’est pas mal réfléchi! Mais les choix qui ont dû être faits et qui ont été faits par Spike Jones se sont révélés un poil faiblards, dans le sens où on perd une part de réflexion et que le symbolisme n’aboutit à pas grand chose de plus que du joli-joli toutefois bien rythmé… D’autres chemins aurait été préférables et encore plus originaux, pour atteindre quelque chose de plus adulte, ou à double lecture. Un excellent petit acteur aussi, tout comme la bande-originale délirante, créée par Karen O des Yeah Yeah Yeahs!